Cet article présente les principaux résultats d’une recherche, menée à partir d’une approche quantitative et qualitative, sur le sentiment de culpabilité de l’aidant familial. Cette recherche postule que le sentiment de culpabilité tend à freiner la demande d’aide de l’aidant familial qui prend en charge un proche atteint d’une pathologie démentielle, lorsque ce dernier vit à domicile. Elle vise à differencier les ressorts et les manifestations de la culpabilité , selon la place de l’aidant familial dans la relation d’aide. Mais elle interroge aussi les liens existants, entre la culpabilité et l’angoisse de perte, dans l’espace psychique et intersubjectif, à la lumière du travail du pré-deuil et des liens d’attachement de l’aidant familial.
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